Le « bad beat » au poker : explications

Bad Beat PokerOn dit souvent que le poker fait appel à la fois à des connaissances techniques ainsi qu’à un aspect psychologique. Mais dans quelle mesure ce dernier est il décisif à la table ? Revue du Poker vous explique tout.

Définition

Il est assez amusant de constater que le bad beat au poker n’a pas de définition universelle. Pour certains, il faut que quelqu’un qui était favori tout le long d’un coup le perdre sur la dernière carte. Pour d’autres il faut juste qu’une main qui semble forte dans l’absolu perde à l’abattage.

Nous prendrons pour définition dans cet article le simple fait de perdre un coup à tapis dans lequel nous étions favoris. On peut donc prendre un bad beat, mais aussi en infliger un à notre adversaire. Il va de soi que plus l’écart de chance de gain entre les deux mains est grand, plus violent est considéré le bad beat, comme l’explique Kuzeo.com, le site qui vous explique comment choisir un site de poker de manière efficace et raisonnée.

Exemple : Vous partez à tapis avec 88 sur un flop A85 contre un adversaire qui possède A9. Le turn et la river sont un 6 et un 7 qui lui donne la quinte. C’est un bad beat.

Comment gérer les bad beats

La plupart des joueurs détestent perdre sur un mauvais coup du sort. Ils considèrent qu’en tant que favori ils méritaient plus que leurs adversaires de gagner le pot, et donc que la chance n’a pas récompensé le joueur qu’elle aurait du. Tous ces joueurs qui crient au scandale, et en veulent au monde entier oublient cependant quelques points importants :

  • Les bad beats sont nécessaires aux mauvais joueurs : à chaque fois qu’un joueur médiocre inflige un bad beat à un bon joueur, cela le conforte dans l’idée que le poker est un jeu de chance et que si celle-ci lui sourit, il peut être gagnant au poker. Souvenez-vous que votre objectif est le long-terme et que la variation des résultats à court terme vous permet d’avoir chaque jour de mauvais joueurs à vos tables.
  • Les bad beats encouragent les joueurs à mal jouer : en récompensant un joueur pour avoir mal joué, un bad beat l’encourage à recommencer à prendre de mauvaises décisions et ainsi à vous faire gagner encore plus d’argent à long terme. On peut notamment penser aux mains fétiches de beaucoup de joueurs perdants.
  • Un bon joueur prend plus de bad beat qu’il n’en donne : puisque votre stratégie va vous amener à vous retrouvez le plus souvent favoris face aux mauvais joueurs vous aurez plus d’occasion qu’eux de passer derrière et donc vous prendrez plus de bad beat que vous n’en infligerez. Rappelez-vous donc que plus vous vous prenez de bad beats plus c’est le signe que vous gagnez de l’argent à long terme.

Pour finir, souvenez-vous que les bad beats font partie intégrante du poker, qu’ils sont bénéfiques au jeu et que, comme dirait Patrick Bruel, « si l’on ne veut pas de facteur chance, on ne joue pas au poker mais aux échecs ».

© 2010 Revue du Poker. Tous droits réservés.

Entrez votre adresse mail pour recevoir la newsletter Revue du Poker.com

Merci de me tenir informé des dernières informations & offres Revue du Poker.com : Oui Non

Votre commentaire